Appelé ainsi dans les Antilles Françaises , dans les îles anglophones il est souvent nommé Rosella. Son vrai nom est l’hibiscus Sabdariffa, connu sous le nom de bissap, ou oseille de Guinée. Oseille de Guinée, car elle viendrait de là-bas.
C’est une plante annuelle,qui préfère la chaleur et meurt à des températures en dessous de 15° C. Ses pétales sont utilisées souvent fraîche, après les avoir ébouillantés et filtrés. Ses calices ont des poils urticants, le passage à l’eau bouillante les en débarrassera.
Vous les trouverez maintenant séché toute l’année en magasin.
Tout est possible avec le groseille, des sorbets, de la confiture du jus ou du thé. Avec le sirop vous pourrez le diluer, afin d’en faire un jus rafraîchissant. En rajouter dans un dessert, un cocktail et bien d’autres.
Pour noël , la préparation du sirop est un incontournable sur nos tables.
Le flan giraumon est un dessert un peu différent, il a un aspect un peu plus ferme qu’un flan au coco mais saura combler vos envies de gourmandises.
Je ne sais pas si on peut parler de gout spécial mais il fait partie des desserts concoctés par nos grands mère. Laissez-vous tenter par cette découverte.
Le giraumon est originaire d’Amérique du Sud. Les amérindiens le cultivaient déjà sur les îles à l’arrivée des colons. Il est décliné ici en dessert , mais il est principalement utilisé dans les soupes ,ou en giraumonade (sorte de purée).
Préparez, un bain-marie au four , chauffez entre 100 °c et 150°C .
Mettre les 100 gr de sucre et l’eau, dans une casserole à feu moyen, portez à ébullition jusqu’à obtenir un caramel foncé. Lorsque le caramel est prêt, le répartir au fond d’ un moule ou des ramequins.
Faites cuire le giraumon à l’eau ou à la vapeur, puis mixez-le, afin d’obtenir une purée.
Dans un bol, mélangez les oeufs, le sucre, le lait, les épices, puis y ajouter la purée de giraumon. Versez dans un plat à gratin ou des ramequins.Faites cuire 45 min à 1 h,au bain-marie puis sortir le/les moule(s) .
Laissez refroidir et conserver au réfrigérateur, minimum 2h afin de déguster le flan frais. Servir
Il y a des gâteaux, qui sauront vous rendre nostalgique, les « tambou mouch », robinson, macaron coco, le nougat pistache, ou encore les roul’jip ont laissé pour bon nombre d’entre nous un souvenir indélébile. J’ai eu le temps de connaître la joie, de balayer longuement des yeux ce plateau, hésitant d’un choix à l’autre. Une vraie torture.
Le gros gâteau est mon favori, j’aime cette texture rustique mêlée à la confiture. La cannelle et la noix de muscade parfument l’ensemble à merveille.
Selon mes découvertes, la recette aurait évolué. Constitué autrefois, de farine, de levure, de sucre, d’eau et d’épices, il ne contenait pas de matière grasse.
QUELLE CONFITURE ?
Vous trouverez souvent votre part de gros gâteau fourré de confiture. Il est possible de le laisser nature. J’ai pu le constater dans de nombreux livres anciens.
Pour ceux qui préfèrent la version à la confiture, vous avez le choix.
Gros gâteau créole sans oeuf
Laura – Saveurs K
Un gateau incontournable du Tray de la marchande Antan lontan
250grde confiture de coco, banane (ou tout autre confiture de votre choix
Instructions
Préchauffez le four à 180-200°C et beurrez un moule de 20cm environ.
Mélangez l’eau, le sucre et les épices, afin d’obtenir un sirop à froid. Le sucre doit être complètement dissous.
Dans un autre saladier, mélanger la farine, la levure, et le beurre. Sabler l'ensemble puis versez le sirop. Mélanger jusqu'à obtenir une pâte homogène.
Divisez la pâte obtenue, en deux. Etalez la première moitié, au fond du moule, lisser à l'aide d'une maryse ou d'une cuillère.
Étaler la confiture sur toute la surface.Entre deux feuilles de papier cuisson, étaler la seconde moitié de pâte à la dimension du moule. Recouvrir la confiture et souder les bords légèrement.Dorez le gâteau, avec du lait concentré ou un oeuf entier battu. Dessinez un quadrillage.Cuire environ 30 min ou plus à chaleur statique , selon votre four.
Le strombus gigas est présent dans les eaux peu profondes de toute la caraïbe, des Bermudes au Brésil. Les Amérindiens appréciaient déjà leur présence et le surnommait ouataboui ou nambi qui signifie « oreille » d’où le nom actuel de lambis. Après avoir mangé la chair , le coquillage servait à la confection d’outils ou de bijoux
La star de nos assiettes
Sa pêche est réglementée car le lambis est une espèce protégée qui pourrait disparaître. En 1980 ,des écrits relatent 350 tonnes étaient exploitées, juste en Martinique . Les îles turques et caïcos en fond l’élevage depuis quelques dizaines d’années. La Jamaïque est devenue une grande exportatrice du mollusque approvisionnant les îles voisines.
Si vous avez la chance de trouver une conque de lambis habitée, soyez attentif, elle peut renfermer un petit trésor unique…apprécié par les joaillers car rare. C’est une perle porcelainée et non de nacre.
Lors de l’esclavage , la conque de lambis permet aux marrons de communiquer, puis au fil du temps, elle devient un instrument de musique ou un objet de décoration.
De nombreuses conques se retrouveront en Europe vers le 18eme siècle , car les bateaux revenant à vide avaient besoin de poids pour ne pas tanguer. Ces mêmes conques seront revendus.
Une préparation musclée
Personnellement je trouve fastidieux la préparation du lambis, je suis clairement une débutante. Pourtant en voyant les autres le faire ça à l’air si simple, surement une question d’habitude .
Nettoyage
Sortir le lambis de sa conque, et ça seulement si vous avez été le pêcher vous même , *rires
le frotter avec un jus de citron, les anciens le frottait avec de la cendre de charbon de bois, des feuilles de papaye ou de giraumon afin de le débarrasser de son mucus.
Préparation
Si vous avez un lambis fraîchement péché, il faudra lui ôter les yeux, les cornes et les intestins.
Ceux achetés dans le commerce sont nettoyés .
Option 1 : épluchez le lambis
Il faudra retirer toutes les parties noires et rugueuses, en faisant une entaille dans la chair puis attrapez un côté puis l’autre. Epluchez puis coupez.
Option 2 : A l’aide d’un maillet, battre longuement le lambis afin d’attendrir , ramollir la chair.
Option 3 : Enveloppez le lambis, dans des feuilles de papaye durant une nuit . La papaïne une enzyme contenue dans le latex des feuilles, va attendrir les tissus.
C’est un procédé très ancien, la papaïne dégrade les protéines. Cependant si vous êtes enceinte /allaitante ou allergique au latex. Oubliez cette technique.
Fricassée de lambis
Un plat à base de lambis, mollusque très apprécié dans la Caraïbe
1-2pincée degraine de bois d'inde (piment de jamaïque)
Instructions
Nettoyez le lambis, puis coupez le en morceaux.
Emincez ou hachez les épices (cive, persil, oignon, l’ail) sauf le piment et le thym.
Dans une sauteuse, mettre à chauffer l’huile à feu moyen, y verser les épices et les tomates coupées en morceaux.
Faire revenir 10 minutes en remuant régulièrement, puis rajoutez le lambis, le clou de girofle, le piment de Jamaïque, le thym ,les feuilles de laurier puis laissez mijoter jusqu’à ce que l’eau réduise.Lorsque l’eau aura complètement séché, laissez brunir ( roussir) sans brûler, ajoutez un filet d’eau à chaque fois que le mélange commence à caraméliser et accrocher au fond de la casserole afin de décoller les sucs .
Arrêtez lorsque l’ensemble à une belle couleur caramel, et ajoutez de l’eau à hauteur. Puis ajoutez le piment et laissez mijoter 10-20 min.
Le macadam est une sorte de court-bouillon de morue épaissie. Il est de coutume de le consommer avec un « riz en pâte » , c’est un riz surcuit qui est servi en morceaux ,tant il est compact.
La morue séché fait partie des incontournables dans la caraïbe , pour la conservation elle est salée. Vous trouverez différentes recettes qui tourne autour de la morue : Accras, féroce, morue marinée, grillée, frit , en brandade, en « béchamel », tarte ou autres vous en trouverez pour tous les goûts.
morue séchée
Macadam de morue
Un délicieux court-bouillon de morue, plat peu à peu oublié de nos cuisines
1piment ,piment végétarien ou purée de piment de votre choixfacultatif
3c. à soupe d'huile
1c. à soupe defarine ou fécule de maïs
Sel
poivre
25cleau
1Citron vert
1bananes ( fruit)
Instructions
Quelques heures à l’avance, mettre à dessaler la morue dans un grand bol d’eau froide.Changez l’eau et videz le tout dans une casserole. Faites pocher 20 min puis égouttez la morue. Débarrassez la morue si possible de sa peau et des arêtes.
Pour une solution plus rapide, mettre à bouillir la morue environ 30 min , en changeant l’eau 2 fois, dans ce cas vous n’aurez pas besoin de pocher de nouveau.
Dans une casserole, faite chauffer l’huile sur feu moyen et y faire revenir ,le persil , les cives, l’oignon émincé, la branche de thym, environ 5 min .Ajoutez les tomates, et l’ail faites revenir quelques instants puis ajoutez les 25cl d’eau et les feuilles de bois d’inde.
Ajoutez , la morue, le piment (sans l’écraser) et la cuillère de farine, cela permettra de lier la sauce. Puis laissez mijoter 15 à 20 min.*Si vous utilisez la fécule de maïs, diluez-la, au préalable dans un peu d’eau froide.
Servez le macadam avec du riz et si vous le souhaitez, accompagner de banane et arrosez de jus de citron vert.
Le poisson tient une place importante à la Barbade, d’ailleurs le plat national est le Coucou accompagné de poisson volant (flying fish & Coucou).Oui ,oui volant, car ce poisson mes amis-es, vole !
poisson volant
Le marché d’Oistin au sud de l’île, est un lieu réputé pour se ravitailler. Le Oistin festival, chaque année atteste de son importante passion pour les produits de la mer. Tous les vendredis soir se tient le « Fish fry » à Oistin, des barbecues à déguster dans les snacks autour d’une ambiance détente et festive Bajan.
Vous y trouverez des plats tels que :
-Flying fish & chips (fish Goujons)
-cutters : des salt bread fourrés de poisson volant ou de jambon , fromage ou d’autres garnitures
-des bajans fish cakes (s’apparente aux accras).
Ville emblématique de la pêche vous reçoit pour gouter ses spécialités de la merroulé de poisson
Le coucou est une sorte de polenta agrémenté de gombo et de farine de maïs. Mais vous pouvez avoir des variantes à base de banane plantain verte , igname ou encore du fruit à pain.
Mettre la farine de maïs à tremper dans un bol d’eau.
Coupez les gombos en rondelles, et les mettre à cuire dans une casserole avec les 50cl d’eau,et le sel.
Lorsque les combos sont tendres , environ 8-10 minutes de cuisson. Egouttez -les.
Dans la même casserole, mettre 40cl d'eau et faire chauffer.
Versez au fur et à mesure tout en remuant la farine de maïs.Continuez à remuer durant la cuisson afin d’obtenir une pâte lisse et homogène , tel une purée. La farine est cuite quand elle bulle à la surface, il faudra environ 4 à 5 minutes de cuisson.
Rajoutez les rondelles de combos et remuez 3 minutes, vous pourrez sortir la casserole du feu et y ajouter le beurre.
Court-bouillon de volant
Nettoyez le poisson, videz les boyaux et arrachez les branchies, coupez la tête et les ailes.Une fois que le poisson est nettoyé ,ouvrez le poisson chair vers le haut et tirez l’arête centrale afin de l’ôter. Avec la lame du couteau ôtez les arêtes présente sur la chair.
Dans un plat creux disposez, les filets de poisson , le jus de citron ,le sel, et 5 cl d’eau laissez mariner .
Hachez ensemble l’ail, le gingembre, les branches de cives, le poivron , le paprika et le cumin .
Dans une casserole, faite chauffer 1 c à soupe d’huile ou de beurre, y ajouter l’oignon, le curry, le mélange haché précédemment ,faire revenir environ 1 à 2 min.
Ajoutez la tomate pelée ou la tomate fraîche, la sauce tomate, la feuille de laurier, le thym salez et poivrez a votre convenance, faire revenir de nouveau 1 min.
Ajoutez de l’eau à hauteur des épices laissez venir à ébullition, puis ajoutez les filets de poisson, laissez cuire 10 min à feu moyen , et à couvert.
À l’aide des ramequins ou emporte-pièce , placez le coucou au milieu de votre plat, faites un petit cratère au milieu et placé y votre sauce ainsi que du poisson. Bon appétit